Atelier 6 – Faire territoire, faire société

(English version)

Coordination : Lydia COUDROY DE LILLE (Lyon 2), Olivier GIVRE (Lyon 2)

Présentation

Cet atelier interroge les dynamiques sociales et la fabrique territoriale, en abordant les territoires comme des constructions que des acteurs, institués, organisés ou non, imaginent, se représentent et façonnent, au sens politique, économique, technique, social, et culturel. Il s’agit ainsi de penser les territoires en interaction avec des pratiques politiques et sociales en permanence négociées, ce qui implique une attention égale aux espaces institutionnels et aux expériences concrètes, aux modèles et aux pratiques. Le territoire n’est donc jamais entendu comme acquis, mais considéré dans sa logique processuelle : « faire territoire » et « faire société » sont intrinsèquement imbriqués.

Ces réflexions théoriques et choix méthodologiques seront déclinés empiriquement en 4 axes de recherche :

  1. L’européanisation des territoires. L’Union Européenne (UE) est considérée dans cet axe comme une instance et une matrice qui informe, transforme et construit les territoires dans son périmètre institutionnel et sur ses voisinages. Dans cette expérience géographique unique, une vaste politique d’intégration sociale et spatiale est promue. Mais l’UE est confrontée à une série de défis à la fois internes et externes, dont certains remettent en question non seulement l’identité européenne, mais aussi le projet de construction européenne lui-même. La compréhension de l’impact spatial de la crise économique et politique est en enjeu crucial pour le futur de l’Europe.
  2. La fabrique de l’urbain La fabrique de l’urbain est définie dans cet axe comme associant les processus constructifs de la ville, les dynamiques politiques, et les pratiques sociales et économiques inhérentes à la territorialisation. Il s’agit d’examiner à la fois les dynamiques institutionnelles descendantes ainsi que les dynamiques incrémentales ascendantes dans les domaines du logement, ou des migrations en ville. Le parti pris est de ne pas opposer ces deux types de processus, mais de voir comment ils interagissent. Les espaces intermédiaires et ordinaires, des projets d’intégration sociale et spatiale constituent des exemples d’objets de recherche de l’axe. Des thèmes classiques de recherche comme le « droit à la ville », le binôme mixité sociale / ségrégation sont également revisités
  3. Pouvoirs, territoires, mobilités. Dans un monde globalisé mettant en cause les modèles classiques d’organisation politique, il importe de saisir comment les pouvoirs se recomposent selon différents processus (fragmentation, pluralisation, redistribution, contestation). Les territoires, du local au global, ne sont pas considérés comme des acquis stables et homogènes, mais comme étant en permanence négociés et performés à travers des expériences sociales et politiques. Les travaux développés dans cet axe privilégient l’analyse des mobilités, du mouvement (migrations, réseaux, diasporas, connexions…) dans une perspective multiscalaire et multidisciplinaire, et dans des espaces et des cultures variées (Europe, Afrique, Amériques, etc.). les problématiques suivantes y sont abordées : normes et valeurs dans le domaine de la santé, de l’environnement, politiques culturelles, frontières, souveraineté, contrôle, migrations, expériences intimes de la globalisation, etc.
  4. Les processus de patrimonialisation. Le but de cet axe est d’analyser comment le processus de patrimonialisation traite et intègre des espaces considérés comme obsolètes ou menacés lorsque le regard social porté sur eux les déplace, des marges vers le centre symbolique du territoire. Le patrimoine est souvent invoqué pour produire de l’identification à l’espace, du lien social, et pour conférer une légitimité politique à ses promoteurs. La patrimonialisation et la territorialisation entretiennent de fortes relations dans les sociétés contemporaines, elles questionnent la production et la circulation de normes et de valeurs. Si les politiques de patrimonialisation sont mobilisées par des acteurs en situation de pouvoir, les pratiques de patrimonialisation sont aussi un levier de contestation, d’expérimentation démocratique

Vers la fiche atelier complète…

Vers le blog de l'atelier…

Liste des membres de l'atelier

AGERON Pierre    
AILANE Sofiane    
APPERT Manuel    
ARNAUD Fanny    
BAYON Jacqueline    
BELMESSOUS Fatiha    
BEN HAMED Amel    
BENNAFLA Karine    
BERDIER Chantal    
BILAL Essaïd    
BOTEA Bianca    
BOUCHER Xavier    
BOULINEAU Emmanuelle    
BOURDEAU-LEPAGE Lise    
BOUREL Etienne    
CARRIER REYNAUD Brigitte    
CHARMES Eric    
CHEVALIER Dominique    
CLEMENÇON Anne-Sophie    
COUDROY DE LILLE Lydia    
DABAR Kassim    
DEPEYRE Michel    
DEPRAZ Samuel    
DERROUICHE Ridha    
DESEVE    
DROZDZ martine    
DUFIEUX Philippe    
DUJARDIN Florence    
FIORI Sandra    
GAUTHIEZ Bernard    
GAY Georges    
GENESTIER Philippe    
GIBERT Marie-Pierre    
GILBERT Patrick    
GIVRE Olivier    
GONDRAN Natacha    
GOUJON Daniel    
GRAS Pierre    
GRISONI Anahita    
GUEDJ Pauline    
GUY Fleur    
HARPET Cyrille    
HAYET William    
HUET Marine    
JOLIVEAU Thierry    
LAPORTE Antoine    
LEFORT Isabelle    
LUSSAULT Michel    
MAZZOCUT Florian    
MERCHEZ Luc    
MEREY Mélanie    
MEYFROIDT Aurore    
MIETTON Michel    
MONGEARD Laetitia    
MONTÈS Christian    
MONTRIEUX Gabriel    
MORETTI FONSECA Carolina    
MORISET Bruno    
OLLIVON Franck    
PARIS Octavie    
PETERMANN Damien    
POISAT Jacques    
PURENNE Anaïk    
QUAY Jean-Yves    
REGNAULT Cécile    
ROCHE Elise    
ROLLAND Lisa    
SANTIAGO Jorge P    
SOARES Martin    
TARDY Alicja    
ULTSCH Justine    
VERDEIL Eric    
VESCHAMBRE Vincent    
VILLOT Jonathan    
VITERI PALOMEQUE Maria-Fernanda    
VOLIN Anaïs    
ZANETTI Thomas    
     
     
     

 

Atelier 6 : Bidonville. Chabola. Cortiço. Interroger la ville à travers des lieux catégorisés

Vendredi 12 février 2016, 9h - 12h
UMR EVS – 18, rue Chevreul, 69007 Lyon – Salle 604

Présentation de la séance

Historiquement il existe dans l’espace urbain des lieux et des types d’habitat qui échappent à la planification et à l’aménagement volontariste (public ou privé) et qui demeurent difficiles à définir scientifiquement. En effet, le chercheur est souvent contraint pour désigner son objet d’investigation d’utiliser les mots des autres : des pouvoirs publics, des acteurs économiques, des médias, des habitants. L’objectif de ce séminaire est de réfléchir à cette question des catégories de connaissance et des catégories d’action, au travers de dénomination issues de l’administration dans un souci de comptabilisation (cortiço) ou encore de gestion / résorption (bidonvillechabola).

Pourquoi ces lieux et/ou leurs habitants sont-ils devenus le paradigme d’un espace stigmatisé et stigmatisant ? Comment sont-ils l’objet de régulations (en termes de contrôle et de normalisation) ? Comment sont-ils insérés dans la ville ?

Atelier DAC

F. Belmessous (EVS – RIVES) : « Catégories de nomination, catégories de désignation. Objectiver la notion de bidonville ».
E. Roche (EVS – INSA) : « Relogement de bidonvilles, de l’accueil au rejet. Redistribuer ou catégoriser ».

Atelier DOC

A. Matesanz Parellada (UPM-ETSAM) : « La chabola. D’un problème général à une question minoritaire. La Cañada Real à Madrid ».
O. Paris (EVS, Lyon 3) : « Habitat populaire en centre-ville au Brésil. Le cas des cortiços de Salvador de Bahia ».

Vendredi, Février 12, 2016 - 09:00

Atelier 6 : Sciences sociales et images : écriture, restitution

Atelier Dac  (Discussions Actualités Controverses) : interventions de chercheurs et enseignants chercheurs

Atelier Doc  (Doctorants) : Intervention d’un(e) doctorant(e) inscrit au titre de la validation ED

 

Vendredi 15 janvier 2016, 14 h – 17 h

Sciences sociales et images : écriture, restitution

Atelier DAC : Georges Gay (Université Jean Monnet, UMR EVS, géographie), François Duchêne (ENTPE, EVS, géographie).

Atelier DOC :………………………………………………………

Vendredi, Janvier 15, 2016 - 14:00

Logement étudiant abordable et réduction des inégalités : recompositions territoriales autour des colocations à projet solidaire (KAPS) en Rhône-Alpes

Les Déjeuners de BioGéophile se poursuivent avec prochain rendez-vous :

mercredi 2 décembre 2015, 12h15 - 13h45

ENS de Lyon, site Descartes, Bâtiment Recherche, salle R212
 

Logement étudiant abordable et réduction des inégalités : recompositions territoriales autour des colocations à projet solidaire (kaps) en Rhône-Alpes (Etat d’avancement de thèse).

Alexandre Albert, doctorant Université Lyon 2

Les Déjeuners de Bio-Géophile couloir sud ont lieu cette année les premiers mercredi de chaque mois, sous forme de déjeuner-réunion. Nous vous rappelons la formule : le séminaire a lieu à l'heure du déjeuner, de 12h15 à 13h 45, chacun apporte un pique-nique et nous déjeunons en écoutant l’intervention. Pour des raisons de capacité de la salle, merci de préciser si vous souhaitez vous joindre à nous (antoine.laporte@ens-lyon.fr).

Modérateur : Antoine Laporte

Mercredi, Décembre 2, 2015 - 12:15